![[LWN Logo]](/images/lc.png) |
|
![[Timeline]](/images/Included.png) |
Date: Fri, 16 Jun 2000 08:32:47 +0200
From: Petition EuroLinux <petition@eurolinux.org>
To: lwn@lwn.net
Subject: =?iso-8859-1?Q?Non_aux_brevets_logiciels:_p=E9tition_pour_prot=E9ger_l'i?=
Non aux brevets logiciels: pétition pour protéger l'innovation
logicielle en Europe
Alliance EuroLinux
petition.eurolinux.org
Pour diffusion immédiate
Berlin, Bruxelles, Copenhague, Francfort, Paris, Maastricht, Metz,
Munich et Nuremberg, 15/6/2000 - L'Alliance EuroLinux - un groupement
d'éditeurs de logiciels européens et d'associations de promotion des
logiciels libres - lance une pétition pan-européenne pour une Europe
sans brevets logiciels. Cette pétition a déjà reçu le soutien
d'éditeurs de logiciels commerciaux en Allemagne, Autriche, Belgique,
Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Italie, Hollande,
Norvège et Suède.
Conjointement à cette pétition, l'Alliance EuroLinux publie "Le
dossier EuroLinux sur les brevets logiciels"
[http://petition.eurolinux.org/reference/], un document qui permet à
tout un chacun de comprendre en moins de 15 minutes les dangers des
brevets logiciels. Ce document, fondé sur une analyse économique et
juridique approfondie, donne des preuves flagrantes de l'impact
négatif des brevets logiciels sur l'innovation et la concurrence. Il
montre que la Commission Européenne a uniquement pris en compte le
point de vue des experts en propriété industrielle et des acteurs
dominants de l'industrie électronique en s'inspirant de décisions
récentes de l'office américain des brevets. La Commission n'a pas
souhaité prendre en compte le point de vue des éditeurs de logiciels
européens innovants. En outre, son processus de prise de décision a
fait l'impasse sur les dispositions du traité de Rome qui l'obligent
normalement à renforcer la concurrence, la protection du consommateur,
la sécurité du public, la croissance industrielle et la diversité
culturelle en Europe.
Frank Hoen, président de NetPresenter, une société hollandaise qui a
inventé les technologies « push » sur Internet, prévient : « Les
analystes financiers doivent être conscients que le système de brevets
logiciels, tel qu'il a évolué aux Etats-Unis, provoque de nombreux
conflits juridiques sans pour autant parvenir à protéger les vrais
inventeurs et les investisseurs dans le domaine du logiciel. C'est un
système qui permet à des société pourvues de départements juridiques
puissants, et souvent peu innovantes, de s'approprier ou de bloquer le
travail de concurrents innovants. Comme l'ont montré des économistes
du MIT et de Harvard, un système fondé sur le droit d'auteur, ou sur
un droit sui generis similaire, protège bien mieux les investissements
dans l'édition de logiciels que ne le fait le système des brevets
américains dans son état actuel. »
Pour Jacques Le Marois, Président de MandrakeSoft SA, « les brevets
logiciels constituent un danger majeur, non seulement pour les
éditeurs de logiciels libres ou les fournisseurs de services autour de
Linux, mais également pour toute l'industrie des technologies de
l'information. Les éditeurs de logiciels et les sociétés innovantes
dans le domaine de l'Internet aux Etats-Unis sont constamment sous la
menace d'une guerre de brevets, simplement parce que des techniques
aussi évidentes que la publication d'une base de données sur le Web
font l'objet aux Etats-Unis de brevets. Et ce système absurde engendre
globalement plus de pertes que de profits pour l'industrie
informatique. »
Roland Dyroff, PDG de SuSE AG, ajoute : « Dans le domaine du logiciel,
contrairement à d'autres industries, l'introduction du brevet peut
avoir des effets particulièrement contre-productifs sur l'innovation.
L'écriture d'un logiciel est très similaire à l'écriture d'un livre :
il n'est pas très difficile de trouver des idées géniales; la vraie
difficulté consiste à les mettre en oeuvre de façon claire et fiable.
Accorder des brevets à des logiciels aurait le même effet qu'accorder
des brevet à des formes d'expression littéraire. Ainsi, si un brevet
avait été accordé pour l'idée d'un roman décrivant la vie d'un
personnage historique réel sous forme de fiction, et que les écrivains
étaient contraints de payer des droits pour écrire de tels romans,
combien d'auteurs continueraient à écrire des romans historiques ?
C'est la même chose dans le logiciel. C'est pourquoi j'estime que les
lois éprouvées sur le droit d'auteur ont démontré qu'elles étaient le
cadre le plus adéquat pour assurer la protection des éditeurs de
logiciels, tout en promouvant la diversité technologique et
l'innovation. »
« Les technologies de l'Internet ont été conçues sur la base de
logiciels non brevetés et ces technologies sont aujourd'hui à
l'origine d'une croissance économique parmi les plus fortes de
l'histoire, » affirme Ralf Schwöbel, PDG d'Intradat, un éditeur de
logiciel de commerce électronique leader en Allemagne,
« l'introduction des brevets logiciels sur les méthodes d'affaires
dans ce système complexe risque de provoquer un cycle de récession
économique au lieu d'accélérer la croissance. Je suis donc très
surpris que les autorités européennes n'aient jamais considéré ce
risque, et n'ait pas non plus pris en compte le fait que c'est bien
l'absence de brevets qui a permis les succès de l'Internet. »
Et Jean-Pierre Laisné, PDG de Linbox SA, de conclure : « si toute
personne qui écrit une application Web risque d'être poursuivie comme
contrefacteur de brevet, qui va prendre le risque de devenir une
criminel en combinant un serveur de base de données, un serveur Web et
un langage de script ? Face au risque juridique énorme engendré par
les brevets logiciels, plus personne ne sera libre en pratique
d'utiliser son imagination pour développer et commercialiser des
services innovants sur Internet. Et cela risque d'aboutir à un
ralentissement de l'économie. »
Cette campagne constitue une réponse d'associations informatiques et
d'éditeurs de logiciels européens aux discours essentiellement
idéologiques récemment tenus par la direction générale du marché
intérieur à la commission européenne, et qui indiquent que la
commission va prochainement présenter une proposition de directive
visant à étendre le champs d'application des brevets européens aux
logiciels et aux méthodes intellectuelles, en ignorant les objections
des éditeurs de logiciels européens, en refusant d'étudier l'impact
économique de la brevetabilité du logiciel et en rejetant sans l'ombre
d'une explication les objections soulevées par d'autres direction
générales à la commission européenne.
De précédentes campagnes sur le même thème avaient obtenu il y a un
plus de 10000 signatures de la part de développeurs de logiciels.
Cette pétition n'est que le début d'une nouvelle campagne qui utilise
des « e-techniques » (pas encore brevetées, espérons-le) pour
permettre à des volontaires de participer à l'effort de
sensibilisation. Les signatures seront déposées de façon formelle au
parlement européen d'ici trois mois.
Références
La pétition EuroLinux pour une Europe sans brevets logiciels -
http://petition.eurolinux.org
Le dossier EuroLinux sur les brevets logiciels -
http://petition.eurolinux.org/reference/
Intellectual Property Law in a Global Economy, the hidden patent
agenda of the European Commission -
http://www.eurolinux.org/news/agenda/
Sociétés citées dans cette annonce de presse
NetPresenter - www.netpresenter.com
MandrakeSoft - www.mandrakesoft.com
SuSE - www.suse.de
Intradat - www.vshop.de
Linbox - www.linbox.com
A propos d'EuroLinux - www.eurolinux.org
L'Alliance EuroLinux pour une infrastructure informationnelle libre
est une coalition ouverte de sociétés commerciales et d'associations à
but non lucratif unies pour promouvoir une culture informatique
européenne fondée sur les standards ouverts, la concurrence, Linux et
les logiciels libres. Les sociétés membres ou associés aux campagnes
d'EuroLinux développent ou commercialisent des logiciels sous des
licences libres, semi-libres ou non libres pour des systèmes
d'exploitation tels que Linux, Windows ou MacOS.
L'Alliance EuroLinux a co-organisé en 1999, en partenariat avec
l'ambassade de France au Japon, la première conférence euro-japonaise
sur Linux et les logiciels libres. Elle est également à l'initiative
du site www.freepatents.org dont le but est de promouvoir et de
protéger l'innovation dans l'industrie informatique européenne.
Contacts Presse
France & Europe : Jean-Paul Smets-Solanes
jp@smets.com +33-662 05 76 14
Allemagne & Europe : Hartmut Pilch
phm@ffii.org +49-89 127 89 608
Danemark et Europe du Nord :
denmark@eurolinux.org
Belgique :
belgium@eurolinux.org
Adresse permanente de ce communiqué
http://petition.eurolinux.org/pr/pr1.fr.html
http://petition.eurolinux.org/pr/pr1.fr.pdf
Avertissement légal
NetPresenter est une marque déposée de NetPresenter B.V.
Linux est une marque déposée de Linus Torvalds.
VShop est une marque déposée de intraDAT GmbH.
SuSE est une marque déposée de SuSE Linux AG.
Linux-Mandrake une marque commerciale de MandrakeSoft SA.
Linbox est une marque déposée de Linbox Inc.
Windows est une marque déposée de Microsoft Inc.
MacOS est une marque déposée de Microsoft d'Apple Inc.
Toutes les autres marques commerciales sont la propriété de leurs
propriétaires respectifs.